L’essentiel en bref
- TLF conteste plusieurs dispositions du PLFSS 2027 susceptibles, selon elle, d’augmenter le coût du travail.
- L’organisation vise notamment le gel des allègements de cotisations sociales et l’intégration de l’épargne salariale dans leur assiette.
- Un recours a été déposé devant le Conseil d’État contre le décret relatif au gel des allègements.
- TLF prévoit également de faire pression sur les parlementaires lors de l’examen du texte.
- L’organisation met en avant les risques pour l’emploi, la compétitivité et la souveraineté logistique française.
TLF dénonce une accumulation de charges
Pour l’Union TLF, le projet de budget social pour 2027 risque de fragiliser davantage les entreprises du transport et de la logistique, déjà confrontées à une forte pression sur leurs coûts et à une concurrence soutenue.
L’organisation critique en particulier le gel des allègements de cotisations sociales ainsi que l’intégration de l’épargne salariale dans leur assiette. Elle pointe également le transfert de certaines dépenses vers les complémentaires santé, une réforme de la tarification des accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP), ainsi qu’une hausse des indemnités de rupture.
TLF estime que la combinaison de ces mesures pourrait provoquer une hausse rapide du coût du travail dans un secteur fortement intensif en main-d’œuvre.
Son président, Jean-Thomas Schmitt, souligne à ce titre le poids du transport et de la logistique dans l’emploi en France. « Notre secteur est fier de compter parmi les cinq premières filières employeuses de France. Mais pour combien de temps encore ? », s’interroge-t-il.
Un recours devant le Conseil d’État
L’organisation professionnelle a décidé de porter le dossier sur le terrain juridique. Elle a déposé un recours devant le Conseil d’État contre le décret prévoyant le gel des allègements de cotisations.
TLF entend parallèlement poursuivre son action sur le plan politique. Le PLFSS 2027 devant encore être examiné par le Parlement, la fédération annonce vouloir intervenir auprès des députés et sénateurs afin d’obtenir la modification ou la suppression des dispositions qu’elle juge les plus pénalisantes.
La stratégie de TLF repose ainsi sur un double levier, juridique et parlementaire, pour tenter de faire évoluer le texte.
Compétitivité et emploi au cœur des inquiétudes
Au-delà du seul niveau des charges sociales, TLF inscrit son opposition dans un débat plus large sur la compétitivité des entreprises françaises de transport et de logistique.
« Le projet de budget 2027 aggrave le déficit de compétitivité de nos entreprises par un choc brutal sur le coût du travail », estime Jean-Thomas Schmitt.
Pour l’organisation, une hausse durable des coûts salariaux pourrait peser sur les capacités d’investissement, les recrutements et le maintien de certaines activités en France. TLF redoute en particulier que la dégradation de la compétitivité ne se traduise à terme par des conséquences sur l’emploi et sur la localisation des activités logistiques.
« Nous ne baisserons pas les bras car nous savons pourquoi nous nous battons : pour préserver l’emploi et la souveraineté logistique de notre pays », conclut le président de l’Union TLF.
Le débat devrait désormais se déplacer au Parlement, où l’examen du PLFSS 2027 déterminera si les mesures contestées par les professionnels du transport sont maintenues, amendées ou supprimées.









