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Italie : les transporteurs routiers annoncent une grève nationale, les camions prêts à s’arrêter

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Le transport routier italien se prépare à un coup d’arrêt d’ampleur. UNATRAS confirme l’appel à une grève nationale, avec un risque de paralysie du trafic poids lourds sur l’ensemble du pays. Le mouvement est annoncé du 25 au 29 mai 2026.

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Selon UNATRAS, la décision a été actée le 7 mai lors d’une réunion extraordinaire de la direction. Le mot d’ordre pourrait toutefois être retiré si le gouvernement italien répond sans délai aux revendications du secteur, que l’organisation estime, à ce stade, laissées sans suite.

Les trois mesures réclamées par les transporteurs

UNATRAS explique que les entreprises attendent trois décisions concrètes des pouvoirs publics.

Première demande : une suspension temporaire des obligations de cotisations et de paiements d’assurance, afin de soulager les sociétés confrontées à des tensions de trésorerie.

Deuxième point : réduire le délai du mécanisme de « consentement tacite » lors des demandes de crédit d’impôt. Le principe est le suivant : si l’administration ne répond pas dans le délai prévu, la demande est réputée acceptée. UNATRAS veut ramener l’attente de 60 jours à 10 jours maximum, jugeant le délai actuel trop pénalisant pour l’exploitation au quotidien.

Troisième revendication : un soutien financier dédié aux entreprises qui, malgré un contexte économique difficile, continuent d’investir dans la sécurité routière et la protection de l’environnement. UNATRAS indique que les montants ont déjà fait l’objet d’un calcul provisoire.

Le carburant au cœur de la montée de tension

L’élément déclencheur de cette escalade est la hausse marquée des prix du gazole. UNATRAS avertit que, pour une part importante de ses adhérents, travailler dans les conditions actuelles revient à opérer à perte.

La direction syndicale souligne que les transporteurs ont, jusqu’ici, fait preuve de responsabilité en maintenant les chaînes d’approvisionnement. Mais sans intervention des autorités, de nombreuses entreprises pourraient être contraintes de suspendre leur activité.

UNATRAS estime également que le silence des pouvoirs publics est interprété comme une minimisation du problème, alors que l’absence de solution pourrait, selon l’organisation, fragiliser l’appareil productif italien et réduire la compétitivité du pays.

Le 6 mai, l’ensemble des associations nationales inscrites au Registre du transport routier ont convenu d’adresser un courrier à la présidente du Conseil Giorgia Meloni, aux vice-présidents du Conseil Matteo Salvini et Antonio Tajani, ainsi qu’au ministre de l’Économie Giancarlo Giorgetti.

Dans cette lettre, elles décrivent la pression exercée sur le secteur par la crise internationale au Moyen-Orient et les tensions qui en découlent sur les marchés de l’énergie. Elles demandent une mesure d’allègement fiscal permettant aux transporteurs de « récupérer intégralement l’accise non remboursée sur le gazole professionnel » pour la période allant du 19 mars au 22 mai 2026.

Grève : le scénario envisagé par UNATRAS

UNATRAS assure que la mobilisation se déroulera dans le respect strict de la législation sur le droit de grève et du code d’autorégulation applicable. Une première étape consistera à organiser des réunions interrégionales afin de fédérer la profession avant l’arrêt de travail annoncé.

Les structures locales devront ensuite transmettre les notifications officielles aux responsables de police, aux préfectures, à la police de la route, ainsi qu’aux organisations syndicales locales représentant les salariés.

Le mouvement s’accompagnera d’une campagne d’information : distribution de tracts, présence aux abords de plateformes logistiques clés et communications à la presse. UNATRAS insiste sur le fait que la sécurité routière et une information claire à destination des conducteurs resteront prioritaires à chaque phase de la mobilisation.

Quels impacts possibles sur l’économie italienne ?

Le risque le plus immédiat concerne l’approvisionnement des supermarchés et une hausse des prix liée à d’éventuelles ruptures. Entre le troisième et le cinquième jour de grève, la pression pourrait gagner les filières fonctionnant en flux tendus, comme l’automobile, la pharmacie, l’électronique et d’autres secteurs à production rapide. Les sites dépourvus de stocks tampons pourraient ralentir ou interrompre leurs cycles de production.

Les associations italiennes préviennent que la grève se traduirait avant tout par un allongement des délais, des retards d’expédition et des difficultés possibles pour distribuer les marchandises vers les supermarchés, les entreprises et les points de vente.

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