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Le gazole repasse sous deux euros en moyenne dans l’UE, mais la tension avec l’Iran menace l’accalmie

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Après des semaines de flambée, le prix du gazole dans l’Union européenne a légèrement reculé. Un répit réel, mais fragile : la baisse reste limitée et pourrait être vite effacée si les cours du pétrole repartent durablement à la hausse. La moyenne pondérée est descendue à un euro et 995 millièmes par litre, portée à la fois par le repli du Brent et par l’effet cumulé de cinq baisses de fiscalité nationales actives en même temps — une première depuis le début de la crise. Dès le lundi suivant, le Brent repassait toutefois au-dessus de 105 dollars.

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D’après le dernier point de situation de l’IRU sur le marché des carburants, la moyenne pondérée du prix du gazole dans l’UE s’établit en recul par rapport à la semaine précédente (deux euros et 19 millièmes), soit une baisse d’environ 1,2 %. L’organisation explique ce mouvement par la détente temporaire du Brent, mais aussi par l’entrée en vigueur simultanée de mesures de soutien dans cinq pays : l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède.

Le 8 mai au matin, le Brent s’échangeait autour de 100 dollars le baril, après avoir reculé depuis environ 120 dollars une semaine plus tôt et avoir brièvement touché 96 dollars dans l’intervalle, selon l’IRU. Reuters indiquait également le 8 mai que le Brent et le WTI étaient passés sous le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis la seconde moitié d’avril, avant un retour du Brent au-dessus de ce niveau.

L’IRU souligne qu’il s’agit de la première période, depuis le début de la crise, où les cinq principaux dispositifs nationaux de « soulagement » du prix à la pompe dans l’UE — ceux de l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède — ont coïncidé dans le temps.

Dans le détail, la baisse de l’accise sur le gazole en Allemagne (14 centimes par litre) est entrée en vigueur le 1 mai et doit s’appliquer jusqu’au 30 juin. L’Italie maintient une réduction de 20 centimes par litre sur le gazole jusqu’au 22 mai. En Pologne, la TVA réduite et les niveaux minimum d’accise sur les carburants routiers ont été prolongés jusqu’au 15 mai. L’IRU recense par ailleurs d’autres mesures en Hongrie, en Autriche, en France, en Grèce et en Tchéquie.

Dans son bulletin hebdomadaire sur le pétrole daté du 7 mai, la Commission européenne rappelle que les prix des carburants restent élevés dans l’ensemble de l’UE, sur fond d’élargissement du conflit au Proche-Orient et de ce que le bulletin décrit comme la fermeture du détroit d’Ormuz.

Où le gazole est le moins cher et le plus cher

Selon l’IRU, les prix à la pompe les plus bas dans l’UE se trouvaient à Malte (un euro et 210 millièmes par litre), devant la Pologne (un euro et 692 millièmes) et la Croatie (un euro et 724 millièmes). À l’inverse, les marchés les plus chers étaient les Pays-Bas (deux euros et 383 millièmes par litre), la Finlande (deux euros et 316 millièmes) et le Danemark (deux euros et 299 millièmes).

Toujours d’après l’IRU, la Slovaquie a supprimé le 8 mai à la fois la surtaxe appliquée au gazole pour les véhicules immatriculés à l’étranger et la limitation à un seul plein par véhicule. L’organisation précise qu’il s’agissait du seul système de double tarification intra-UE mis en place depuis le début de la crise. À partir de cette date, les transporteurs internationaux qui font le plein en Slovaquie paient donc le même tarif que les opérateurs locaux.

Le Brent remonte au-dessus de 105 dollars, l’AdBlue reste un point de vigilance

Le 11 mai, Reuters a rapporté un nouveau bond des prix du pétrole après le rejet, par le président américain Donald Trump, de la réponse de l’Iran à une proposition de paix des États-Unis. Dans ce contexte, le Brent est repassé au-dessus de 105 dollars le baril. Les marchés restent très sensibles aux signaux politiques autour de l’Iran, du détroit d’Ormuz et d’éventuelles discussions de cessez-le-feu, en plus des fondamentaux d’offre et de demande.

L’IRU avertit par ailleurs que le coûts de l’AdBlue demeure un risque secondaire. Les prix mondiaux de l’urée restaient au-dessus de 617 dollars par tonne, soit environ 32 % de plus que le niveau de référence du 27 février. L’AdBlue représente moins de 1 % des coûts d’exploitation des poids lourds, mais une pénurie aurait des conséquences opérationnelles majeures : les camions diesel modernes ne peuvent pas circuler légalement sans cet additif.

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D’après le dernier point de situation de l’IRU sur le marché des carburants, la moyenne pondérée du prix du gazole dans l’UE s’établit en recul par rapport à la semaine précédente (deux euros et 19 millièmes), soit une baisse d’environ 1,2 %. L’organisation explique ce mouvement par la détente temporaire du Brent, mais aussi par l’entrée en vigueur simultanée de mesures de soutien dans cinq pays : l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède.

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