ROADPOL – European Roads Policing Network/Facebook

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Du 5 au 11 octobre 2026, ROADPOL coordonnera une vaste campagne européenne contre les distractions au volant. Les forces de l’ordre cibleront notamment l’usage du téléphone et d’autres appareils électroniques. Pour les conducteurs effectuant des transports internationaux, les conséquences peuvent varier fortement selon le pays : amende, retrait de points ou même suspension temporaire du permis.

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Baptisée Focus on the Road, la campagne se déroulera du 5 au 11 octobre. Des contrôles coordonnés seront menés par les polices routières du réseau européen de ROADPOL afin de sanctionner les comportements qui détournent l’attention de la conduite. L’accent sera mis sur l’utilisation des téléphones mobiles et d’autres appareils électroniques.

L’opération associera contrôles et messages de prévention. Pour les conducteurs professionnels, la principale difficulté vient du fait que les règles et les sanctions liées à l’usage du téléphone varient fortement d’un pays à l’autre.

France : 135 euros et trois points, avec une suspension possible dans certains départements

En France, l’utilisation d’un téléphone tenu en main au volant est sanctionnée par une amende de 135 euros et le retrait de trois points.

La sanction peut toutefois aller plus loin. Dans certains départements, le préfet peut prononcer une suspension administrative du permis sans attendre une décision de justice. Le ministère français de l’Intérieur indique que cette possibilité est déjà appliquée dans plusieurs départements, notamment les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres, l’Yonne et l’Ardèche. La suspension peut durer de 15 jours à six mois.

Une même infraction peut donc avoir des conséquences très différentes en France, selon le lieu où le conducteur est contrôlé.

Allemagne : une amende à partir de 100 euros et une suspension possible

En Allemagne, l’utilisation illégale d’un téléphone ou d’un autre appareil électronique au volant est généralement punie d’une amende de 100 euros et d’un point.

Si l’infraction met en danger la sécurité routière, la sanction passe à 150 euros, deux points et une suspension du permis pendant un mois. Des dommages matériels peuvent entraîner des conséquences encore plus sévères.

La réglementation allemande ne concerne pas uniquement les smartphones. Elle s’applique aussi aux tablettes, systèmes de navigation, montres connectées et ordinateurs portables.

Pays-Bas : des sanctions particulièrement élevées

Aux Pays-Bas, les sanctions pour ce type d’infraction sont particulièrement élevées.

Un conducteur peut être verbalisé s’il tient un téléphone ou un autre appareil électronique, ou s’il l’utilise de manière interdite pendant qu’il conduit.

Les autorités néerlandaises ne se limitent pas aux contrôles classiques au bord des routes. Elles utilisent également des systèmes de caméras spécialisés, appelés focusflitsers, capables de repérer les conducteurs tenant un appareil électronique. Les images sont vérifiées avant l’envoi de l’amende.

Espagne : 200 euros et six points pour un téléphone en main

En Espagne, conduire avec un téléphone à la main peut coûter 200 euros et six points.

La réglementation vise aussi la manipulation manuelle des systèmes de navigation et d’autres appareils électroniques. La DGT distingue le fait de tenir un téléphone en main, qui entraîne le retrait de six points, d’autres formes d’utilisation interdite d’un appareil.

Italie : jusqu’à 1 000 euros et une suspension dès la première infraction

L’Italie prévoit des sanctions particulièrement sévères. L’utilisation illégale d’un téléphone au volant peut entraîner une amende comprise entre 250 et 1 000 euros, le retrait de cinq points et une suspension du permis de 15 jours à deux mois.

En cas de récidive dans les deux ans, l’amende passe de 350 à 1 400 euros, 10 points sont retirés et la suspension peut durer de un à trois mois.

Les conducteurs ayant moins de 20 points peuvent également faire l’objet d’une suspension courte. Celle-ci dure sept jours pour ceux qui disposent de 10 à 19 points, et 15 jours pour ceux qui en ont moins de 10. Ces durées peuvent être doublées si l’infraction provoque un accident.

La distraction ne se limite pas aux appels

Pendant l’opération de ROADPOL, les conducteurs doivent garder à l’esprit que les règles nationales ne visent plus uniquement le fait de tenir un téléphone à l’oreille pour passer un appel.

Rédiger un message, consulter une notification, programmer manuellement un système de navigation ou manipuler un autre appareil électronique peut également être sanctionné si cela détourne les mains ou l’attention de la route.

La DGT espagnole mentionne explicitement la manipulation manuelle des systèmes de navigation et d’autres appareils électroniques. En Allemagne, les règles couvrent un large éventail d’équipements destinés à communiquer, s’informer ou s’organiser. En Italie, elles s’appliquent aussi aux tablettes, ordinateurs portables et autres appareils dont l’utilisation peut entraîner, même temporairement, une perte de contrôle du véhicule.

Pour les chauffeurs routiers, il ne suffit donc pas d’éviter de tenir le téléphone à l’oreille. Lors d’un contrôle, la manière dont l’appareil est utilisé peut être tout aussi déterminante.

Une semaine de contrôles renforcés en Europe

ROADPOL organise plusieurs opérations coordonnées de ce type chaque année. Leur objectif est de mener simultanément des contrôles intensifs dans plusieurs pays européens afin de mieux détecter les infractions et de rappeler aux conducteurs les risques liés à la distraction.

La prochaine campagne durera une semaine complète, du lundi 5 au dimanche 11 octobre 2026.

Pour les conducteurs qui effectuent des transports internationaux, les conséquences de l’usage du téléphone peuvent fortement varier selon le pays. La Pologne applique une sanction particulièrement lourde avec un retrait de 12 points, les Pays-Bas prévoient des amendes élevées, tandis qu’une infraction commise en Italie ou dans certains départements français peut aussi entraîner une suspension temporaire du permis.

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