Le groupe Renault va acquérir la participation de 45 % de Volvo Group et celle de 10 % de CMA CGM dans Flexis S.A.S., la coentreprise créée pour développer une nouvelle génération de fourgons 100 % électriques, a annoncé Volvo Group dans un communiqué de presse daté du 20 février 2026.
Selon l’accord, Volvo Group a précisé qu’il restera impliqué via Renault Trucks, en poursuivant son rôle de partenaire et d’investisseur dans le projet, et en distribuant les produits développés par Flexis à partir de 2027.
Volvo a ajouté que la transaction n’aura pas d’impact significatif sur les résultats de Volvo Group. Le groupe a qualifié l’opération de « changement stratégique » du modèle économique de Flexis et a indiqué qu’elle s’alignera sur le modèle de coopération existant entre le groupe Renault et Renault Trucks pour les véhicules utilitaires légers commercialisés sous la marque Renault. L’accord est soumis à l’approbation des autorités réglementaires.
Renault a également confirmé être parvenu à un accord avec Volvo Group et CMA CGM, lui permettant de prendre le contrôle total de Flexis, précisant que la finalisation dépend des autorisations réglementaires et présentant cette décision comme une nouvelle phase du projet.
Contexte : une coentreprise lancée en 2023–2024 autour des SDV
Flexis a été annoncée en octobre 2023, lorsque Renault, Volvo Group et CMA CGM ont dévoilé leur intention de développer conjointement des fourgons 100 % électriques et des services associés, reposant sur une plateforme de véhicule défini par logiciel (Software Defined Vehicle – SDV).
Volvo Group a ensuite confirmé que Flexis S.A.S. avait été officiellement lancée en mars 2024, après l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires.
Dans leurs communications initiales, les partenaires avaient annoncé un plan d’investissement de 300 millions d’euros chacun pour Renault et Volvo sur trois ans, tandis que CMA CGM prévoyait d’investir jusqu’à 120 millions d’euros.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large d’accélération de la transition vers les utilitaires électriques à batteries, sur fond d’enjeux croissants liés aux infrastructures de recharge et aux standards technologiques.
Dans le même temps, le marché européen reste contrasté, le diesel conservant encore une part significative dans les décisions d’achat de véhicules neufs.











