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CMA CGM évite toujours le canal de Suez, contrairement à ses concurrents

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CMA CGM a demandé à ses navires opérant sur trois services majeurs de continuer à éviter le canal de Suez, préférant la route plus longue via le cap de Bonne-Espérance, en raison d’incertitudes persistantes sur le plan géopolitique.

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Dans une note aux clients datée du 20 janvier 2026, le groupe a indiqué avoir décidé, « pour le moment », de dérouter les navires affectés aux services FAL 1, FAL 3 et MEX par l’Afrique australe. Cette décision s’appuie sur une analyse du « contexte international complexe et incertain » ; la situation sera réévaluée régulièrement.

Cela intervient alors que plusieurs transporteurs commencent à revenir prudemment sur le corridor de la mer Rouge. CMA CGM avait d’ailleurs envisagé de réaugmenter les passages par Suez, les conditions de sécurité semblant s’améliorer. Le mois dernier, certains transits avaient repris sous escorte navale.

Malgré cela, le groupe a décidé de ne pas rétablir ces liaisons Europe -Asie via Suez, optant pour le détour par l’Afrique. Bien que cette route rallonge les délais, elle permet d’éviter le détroit de Bab el-Mandeb et la mer Rouge, toujours perçus comme des zones à risques.

D’autres armateurs font le pari inverse. En décembre, Maersk a réalisé son premier passage par le canal depuis deux ans, puis a annoncé le retour structurel de son service MECL sur cet itinéraire après des tests concluants.

Les Houthis, qui visaient la navigation commerciale en solidarité avec la cause palestinienne, ont cessé leurs attaques depuis le cessez-le-feu. Mais CMA CGM demeure prudente face à un climat géopolitique encore instable, marqué notamment par les tensions autour de l’Iran — allié des Houthis — et les menaces d’intervention militaire de Donald Trump. Les Houthis ont averti qu’ils pourraient reprendre les hostilités si les États-Unis interviennent.

Le groupe affirme rester « pleinement mobilisé sur l’ensemble de [son] réseau mondial » et continue à suivre de près l’évolution de la situation avant tout nouvel ajustement de ses routes.

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