- La Guardia Civil a identifié cinq membres d’un réseau itinérant qui volait des camions sur des aires de service.
- Trois suspects ont été arrêtés dans la Communauté de Madrid.
- Le groupe volait des tracteurs routiers et des semi-remorques pour transporter les marchandises dérobées, en utilisant des plaques d’immatriculation volées.
- L’enquête a débuté en juin 2026 après la récupération d’un camion volé près de Burgos.
- Les suspects sont mis en cause pour 12 infractions présumées, dont des vols de véhicules, des vols avec effraction et l’appartenance à un groupe criminel.
Un mode opératoire bien organisé
Selon la Guardia Civil, citée par La Noción, les malfaiteurs repéraient les camions stationnés sur les aires de service pendant les périodes de repos des conducteurs. Ils sillonnaient les principaux axes de la péninsule Ibérique afin d’identifier des véhicules et des chargements susceptibles d’être revendus.
Leur organisation reposait notamment sur les pratiques suivantes :
- voler des tracteurs routiers et des semi-remorques pour déplacer les marchandises dérobées ;
- utiliser des plaques d’immatriculation volées afin de compliquer l’identification des véhicules ;
- sélectionner les cargaisons à l’avance ;
- répartir les tâches entre les différents membres du groupe.
Le réseau était implanté en dehors de la Castille-et-León et changeait régulièrement de secteur, ce qui compliquait sa surveillance par les enquêteurs.
Une tentative ratée a permis de remonter la piste
Baptisée NATARIO2-CID, l’enquête a débuté en juin 2026. Les agents de la police judiciaire de Burgos ont retrouvé un ensemble routier volé quelques heures seulement après sa disparition.
Le véhicule aurait servi à tenter de voler un autre ensemble routier du même type, stationné sur une aire de service de l’autoroute A-1, au sud de Burgos. Les deux véhicules ont ensuite été retrouvés abandonnés.
Les enquêteurs ont alors identifié cinq suspects. Trois d’entre eux ont été arrêtés dans la Communauté de Madrid. Les cinq personnes identifiées dans le cadre de l’enquête ont été présentées à la justice à Aranda de Duero.
Douze infractions présumées
La Guardia Civil attribue au groupe 12 faits présumés :
- trois vols de véhicules ;
- deux utilisations non autorisées de véhicules ;
- un vol de plaques d’immatriculation ;
- un vol avec effraction dans une semi-remorque et une tentative de vol ;
- deux infractions liées à la sécurité routière ;
- une falsification de documents ;
- l’appartenance à un groupe criminel.
La valeur des marchandises volées et le nombre d’entreprises de transport touchées n’ont pas été communiqués. Les suspects restent présumés innocents.
Quelles conséquences pour les conducteurs ?
Cette affaire rappelle que les voleurs ne se contentent pas toujours d’entailler les bâches pour dérober une partie du chargement. Certains réseaux s’emparent de l’ensemble du camion ou de la remorque, puis réutilisent les véhicules volés pour commettre d’autres délits.
Pour les conducteurs comme pour les transporteurs, le stationnement sur des aires sécurisées et surveillées demeure l’une des principales mesures de prévention, en particulier lorsque le chargement est sensible ou de grande valeur. Ces emplacements restent toutefois insuffisants dans de nombreux pays européens, même si de nouvelles aires sécurisées pour poids lourds ouvrent progressivement. Les dernières données de la TAPA illustrent également l’ampleur du vol de marchandises dans le secteur.
Les entreprises doivent aussi demander aux conducteurs de signaler tout comportement suspect sur les aires de service, de préserver la confidentialité des informations relatives aux chargements et d’utiliser des solutions télématiques capables d’alerter le centre d’exploitation lorsqu’un véhicule se déplace de manière imprévue.









