PUBLICITÉ
Trans V1

AdobeStock

CO2 et péages : la Flandre alourdit la facture des routiers

Vous lirez cet article en 4 minutes

Le gouvernement flamand a approuvé une hausse des tarifs de péage, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026. Élément central de cette réforme : l’introduction d’une composante liée aux émissions de CO2.

Le texte que vous lisez a été traduit à l'aide d'un outil automatique, ce qui peut entraîner certaines imprécisions. Nous vous remercions de votre compréhension.

Cette décision vise à aligner le système flamand sur les exigences européennes, mais elle entraînera également une augmentation sensible des recettes de péage – et des coûts d’exploitation pour les entreprises de transport actives sur ce marché.

Une composante CO2 intégrée au péage kilométrique

Le gouvernement régional a décidé d’adapter le système de péage en y ajoutant un élément dépendant des émissions de CO2 du véhicule. Cette évolution s’inscrit dans la mise en œuvre des règles européennes imposant une différenciation des redevances en fonction des performances environnementales, en complément des critères déjà appliqués tels que la norme Euro et le PTAC (poids total autorisé en charge).

Quel sera le niveau de la surtaxe ?

Selon les données disponibles, la composante CO2 s’élèvera à :

  • 7,4 centimes d’euro par kilomètre pour un véhicule Euro 6 dont le PTAC dépasse 32 tonnes.

Les véhicules affichant des performances VECTO (Vehicle Energy Consumption Calculation Tool, outil de calcul de la consommation énergétique) supérieures de plus de 5 % ou 8 % à la trajectoire de réduction des émissions seront classés dans des catégories plus favorables et bénéficieront d’un tarif légèrement inférieur.

Les véhicules à zéro émission, y compris les camions électriques, resteront soumis à une redevance, fixée à :

  • 1,2 centime d’euro par kilomètre.

Le secteur dénonce une hausse sans compensation

La réforme suscite des critiques du côté des professionnels. Johan Staes, directeur de l’organisation Transport en Logistiek Vlaanderen, a déclaré au portail transportmedia.be que la mesure aura un impact significatif sur les entreprises, avec une hausse du tarif kilométrique pouvant atteindre environ 40 % à partir du 1er juillet 2026.

Selon les calculs de l’ITLB, cela représenterait une augmentation des coûts de plus de 3 % pour les transporteurs.

Si le principe d’une tarification fondée sur les émissions est jugé cohérent avec les objectifs climatiques européens, le secteur déplore l’absence de mesures compensatoires concrètes, dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur les marges et une concurrence intense dans le transport routier.

Des recettes publiques en forte progression

Initialement, l’objectif affiché était d’accroître les recettes de péage de 180 millions d’euros par an, dont 90 millions d’euros pour le second semestre 2026.

Les estimations actuelles évoquent des montants encore plus élevés :

  • 125 millions d’euros en 2026,
  • 250 millions d’euros en 2027,

soit une hausse de 38 % par rapport à 2024.

Pour les transporteurs opérant en Belgique et sur les grands corridors européens traversant la Flandre, cette réforme constitue un facteur supplémentaire de renchérissement des coûts logistiques.

Tags:

Lire aussi