Face à la hausse des prix de l’énergie, l’exécutif maintient plusieurs dispositifs de soutien pour les secteurs les plus exposés. Le transport routier de marchandises reste l’un des principaux bénéficiaires, aux côtés du BTP, de l’agriculture et de la pêche.
Selon les informations publiées par le gouvernement français sur le portail officiel info.gouv.fr, les aides existantes sont prolongées jusqu’à fin août 2026. Jusqu’ici, ces dispositifs étaient renouvelés chaque mois.
Ce que les transporteurs vont percevoir
Pour les entreprises de transport public routier, le niveau d’aide reste globalement inchangé.
Montants annoncés par le gouvernement
- Transport routier et BTP : environ 20 centimes par litre
- Agriculture : environ 15 centimes par litre
- Pêche : entre 30 et 35 centimes par litre
- Prime carburant employeur : jusqu’à 600 euros par an
Le dispositif concerne les entreprises de transport public routier de marchandises, de voyageurs ainsi que le transport sanitaire hors taxis.
Les demandes continuent d’être effectuées via les plateformes administratives dédiées.
Plus de visibilité dans un marché sous pression
Pour les transporteurs, la principale évolution concerne la durée du dispositif. La suppression du renouvellement mensuel offre davantage de visibilité financière à court terme.
Le secteur reste toutefois confronté à un marché européen du fret peu dynamique. Depuis plusieurs mois, de nombreuses entreprises de transport peinent à répercuter rapidement les hausses du diesel dans leurs tarifs, notamment sur le marché spot.
Les coûts de carburant restent ainsi un facteur majeur de pression sur les marges, malgré le ralentissement récent des prix pétroliers.
Le transport fluvial rejoint le dispositif
Le gouvernement élargit également l’aide carburant au transport fluvial ainsi qu’aux pirogues de fret en Guyane. Les modalités précises doivent encore être publiées.
Dans le BTP, le seuil d’éligibilité est relevé : les entreprises de jusqu’à 50 salariés pourront désormais bénéficier du dispositif, contre 20 auparavant.
Prime carburant relevée pour les salariés
Autre changement annoncé : la « prime carburant » versée par les employeurs passe de 300 à 600 euros par an.
Cette aide sera exonérée d’impôts et de cotisations sociales. Le gouvernement supprime également plusieurs conditions d’accès, notamment l’obligation de justifier l’absence de transports collectifs.
Pour les entreprises de transport et de logistique, cette mesure peut concerner les salariés utilisant leur véhicule personnel pour les trajets domicile-travail.
Une aide temporaire face à des coûts durablement élevés
Avec cette prolongation, le gouvernement cherche avant tout à limiter l’impact immédiat de la hausse des carburants sur les secteurs dépendants du diesel.
Pour les transporteurs routiers, ces aides constituent surtout un soutien de trésorerie. Elles ne compensent toutefois qu’une partie des surcoûts supportés par les entreprises depuis le début de l’année.









