Selon le Loonindex du premier trimestre deux mille vingt-six publié par Van Spaendonck, ces conducteurs affichent la progression médiane la plus élevée parmi toutes les professions analysées. Leur rémunération médiane est passée de trois mille trois cent quatre-vingt-six euros et cinquante-six centimes au quatrième trimestre deux mille vingt-cinq à trois mille huit cent quarante euros et un centime au premier trimestre deux mille vingt-six, soit une hausse de treize virgule trente-neuf pour cent en un trimestre.
Une hausse bien au-dessus du reste de l’économie
L’indice de Van Spaendonck repose sur environ un million deux cent mille fiches de paie mensuelles anonymisées issues du système Loket, reflétant les salaires réellement versés.
À titre de comparaison, le salaire médian dans l’ensemble des PME néerlandaises n’a progressé que de trois virgule vingt et un pour cent au premier trimestre deux mille vingt-six, pour atteindre trois mille six cent douze euros et cinquante-deux centimes. Les chauffeurs internationaux ont donc bénéficié d’une augmentation plus de quatre fois supérieure à la moyenne nationale.
Dans le même temps, Statistics Netherlands indique que les salaires négociés collectivement ont augmenté de quatre virgule cinq pour cent sur un an, avec une progression réelle (après inflation) de deux pour cent.
Pénurie de conducteurs : le facteur clé
Une partie de cette hausse s’explique par la nouvelle convention collective du transport routier aux Pays-Bas. L’organisation professionnelle TLN précise que l’accord deux mille vingt-six prévoit une augmentation de quatre pour cent dès le premier janvier, appliquée aux grilles salariales et aux indemnités.
Cependant, cette seule revalorisation ne suffit pas à expliquer une hausse trimestrielle de plus de treize pour cent. Le reste reflète clairement une tension structurelle du marché du travail.
Selon le dernier baromètre de STL, le secteur du transport et de la logistique reste en pénurie dans la quasi-totalité du pays. Le nombre de chauffeurs est tombé à quatre-vingt-douze mille trois cent trente-trois, soit une baisse de zéro virgule huit pour cent.
Une pression démographique durable
Le profil démographique accentue encore la situation :
- âge moyen : quarante-cinq virgule cinq ans,
- plus de trente pour cent des conducteurs ont cinquante-cinq ans ou plus.
Avec des départs massifs à la retraite attendus et un renouvellement insuffisant, l’offre de main-d’œuvre devrait rester sous pression. Dans ce contexte, la hausse des salaires apparaît comme une réponse directe du marché – et pourrait se poursuivre.








