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Péage poids lourds aux Pays-Bas : des erreurs de facturation pourraient coûter jusqu’à 1 500 euro par an

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Depuis la mise en place du nouveau péage poids lourds aux Pays-Bas, les transporteurs ont intérêt à examiner de près leurs factures. Transport en Logistiek Nederland (TLN) alerte sur des cas où le tarif au kilomètre aurait été calculé à partir de caractéristiques véhicule erronées. Le problème concernerait surtout certains porteurs fourgons (bakwagens) dépourvus de dispositif d’attelage, parfois considérés à tort comme relevant d’un poids technique d’ensemble plus élevé.

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À retenir :

  • Le péage poids lourds néerlandais est en vigueur depuis le 1er juillet 2026.
  • Le tarif dépend du poids technique maximal, de la classe d’émissions de CO2 et de la norme Euro.
  • Les erreurs signalées concernent surtout l’attribution d’un mauvais poids technique et/ou d’une mauvaise classe CO2.
  • Les porteurs fourgons (bakwagens) sans attelage seraient les plus exposés à une surfacturation.
  • L’écart peut atteindre 1,9 centime d’euro par kilomètre, soit environ 1 500 euros de trop sur 80 000 kilomètres par an.
  • Du 1er septembre à la fin de 2026, les tarifs sont temporairement réduits de 22,3 %, et les sanctions sont allégées pendant la phase de transition.

La Vrachtwagenheffing concerne les véhicules N2 et N3. Elle s’applique à chaque kilomètre parcouru, avec un montant défini à partir de trois critères : le poids technique maximal autorisé du véhicule (ou de l’ensemble), la classe d’émissions de CO2 et la norme Euro.

Le règlement passe par un opérateur de collecte : soit le prestataire principal Nedlinq, soit l’un des fournisseurs EETS. D’après TLN, plusieurs transporteurs font remonter le même point : les informations véhicule reprises sur certaines factures ne correspondraient pas toujours aux données réelles.

Quand le mauvais poids fait grimper le tarif au kilomètre

Le cas le plus souvent cité concerne des porteurs à carrosserie fixe qui ne disposent pas d’un dispositif d’attelage pour tracter une remorque. Pour ce type de véhicules, la donnée déterminante est la valeur F1 : la masse maximale techniquement admissible du camion seul, généralement inférieure à 32 tonnes.

Lorsqu’un camion est équipé d’un attelage, ses documents peuvent aussi mentionner une valeur F3, correspondant à la masse maximale techniquement admissible de l’ensemble (camion + remorque), souvent au-delà de 32 tonnes.

Or, selon TLN, certains opérateurs s’appuieraient sur la masse maximale techniquement admissible de l’ensemble (F3) lorsqu’elle figure au certificat de conformité, y compris pour des véhicules sans attelage — alors même que ces véhicules ne disposent pas de valeur F3. Résultat : le camion bascule dans une tranche tarifaire plus élevée, alors que la facturation devrait reposer uniquement sur F1.

Ce type de tarification à l’usage s’inscrit dans une tendance plus large en Europe, comme le montre le débat sur un péage « au kilomètre ».

Quelques centimes… qui peuvent peser 1 500 euros sur l’année

À l’échelle d’un trajet, la différence semble minime. TLN cite l’exemple d’un véhicule conforme Euro 6, classé CO2 en catégorie 1 et sans attelage : le tarif correct serait de 18,2 centimes d’euro par kilomètre.

Si l’opérateur applique à tort le barème correspondant à un poids d’ensemble plus élevé, la facture passe à 20,1 centimes d’euro par kilomètre, soit 1,9 centime d’euro d’écart à chaque kilomètre.

Sur 80 000 kilomètres annuels effectués sur des routes soumises au péage, cela peut représenter environ 1 500 euros payés en trop. TLN indique par ailleurs que des anomalies ont aussi été relevées concernant l’affectation de la classe d’émissions de CO2.

Comparer la facture avec les données du véhicule

TLN appelle les entreprises à contrôler attentivement leurs relevés de péage. Les points à vérifier en priorité :

  • La catégorie du véhicule.
  • Le poids technique maximal autorisé.
  • La valeur F1 et l’absence de F3 (le cas échéant).
  • La classe d’émissions de CO2.
  • La norme Euro.
  • Le tarif au kilomètre indiqué sur la facture.

Pour valider le bon barème, il est possible d’utiliser l’outil mis à disposition sur le site de la RDW. En saisissant le numéro d’immatriculation, le système affiche le tarif associé au véhicule.

Si la comparaison met en évidence un calcul incorrect, TLN recommande de contacter rapidement l’opérateur de péage et de demander le remboursement du trop-perçu. Un écart tarifaire modeste, s’il perdure plusieurs mois, peut se transformer en surfacturation significative.

Tarifs de lancement et sanctions allégées

La Vrachtwagenheffing a démarré le 1er juillet 2026. Du 1er septembre jusqu’à la fin de 2026, les tarifs sont temporairement abaissés de 22,3 %. Cette décision est liée à la hausse des coûts de carburant dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. La réduction s’applique à toutes les catégories de poids lourds.

Les sanctions ont également été revues à la baisse pendant les six premiers mois du dispositif. Circuler sans contrat avec un opérateur de péage entraîne une amende de 400 euros, au lieu des 800 euros initialement prévus.

Rouler avec une unité embarquée éteinte, défectueuse ou affectée à un autre véhicule est sanctionné à hauteur de 250 euros jusqu’à la fin de 2026, plutôt que 500 euros. Sur une période de 24 heures, le propriétaire du véhicule ne peut recevoir qu’une seule amende. Les niveaux de sanctions complets s’appliqueront à partir du 1er janvier 2027.

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