Le spécialiste belge du transport en citerne Vervaeke a annoncé le rachat de Transports Bertout, basé à Nesle, dans les Hauts-de-France.
Selon l’entreprise, cette opération vise à « further strengthen its presence on the French market ». Les activités de Bertout sont maintenues en l’état. Son dirigeant, Francis Bertout, reste impliqué dans une première phase pour accompagner l’intégration.
Même métier, mêmes clients
Le rapprochement repose sur une forte proximité opérationnelle. Les deux sociétés sont spécialisées dans le transport de matières dangereuses, notamment pour les secteurs chimique et pétrolier.
« This acquisition is a perfect match between two companies that place a strong emphasis on quality », déclare Frédéric Derumeaux, CEO de Vervaeke. Il souligne que Bertout « shares our expertise in the transport of hazardous materials » et s’appuie sur un parc récent et des conducteurs expérimentés.
Pour Vervaeke, il ne s’agit pas d’un changement de cap, mais d’un renforcement de capacités sur un marché clé.
Un emplacement stratégique pour l’intermodal
L’intérêt de l’opération est aussi géographique. Le site de Bertout est situé à proximité du futur canal Seine-Nord Europe, un projet structurant pour le transport de marchandises en France.
Selon Derumeaux, cette localisation « creates opportunities to further expand our service portfolio and develop intermodal logistics solutions ».
À moyen terme, cela pourrait favoriser des basculements partiels vers des solutions rail-route ou fluvial-route, notamment pour les flux industriels.
Pas de rupture pour les clients
Du côté de Bertout, le message est clairement orienté vers la continuité.
« For our customers, continuity is essential », explique Francis Bertout. « By joining VERVAEKE, we are deliberately choosing a strong industrial group that shares our values. »
Dans les faits, ni les équipes ni l’organisation opérationnelle ne devraient évoluer à court terme.
Un parc déjà partiellement décarboné
Transports Bertout apporte également une flotte en partie tournée vers des solutions alternatives. L’entreprise exploite notamment 20 camions fonctionnant au biocarburant B100, avec une réduction des émissions pouvant atteindre 60 %, selon les données communiquées.
Un point cohérent avec la stratégie de Vervaeke, qui investit également dans des motorisations alternatives, dont l’hydrogène.
Un acteur en croissance en Europe
Après l’opération, Vervaeke affiche :
- environ 175 millions d’euros de chiffre d’affaires,
- plus de 800 camions,
- plus de 1.100 citernes et 900 tank containers,
- plus de 1.000 salariés.
Le groupe est présent en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et au Luxembourg.
Un marché français en consolidation
Pour le marché français du transport de matières dangereuses, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large. Le secteur reste composé de nombreux acteurs régionaux, mais la pression réglementaire, les exigences clients et les investissements liés à la transition énergétique favorisent les rapprochements.
Dans ce contexte, l’arrivée ou le renforcement d’acteurs européens structurés comme Vervaeke pourrait accélérer cette consolidation.
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