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À Ceuta, les transporteurs réclament un port mieux sécurisé

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La pression migratoire qui s’intensifie à Ceuta fait désormais peser un risque concret sur le transport routier espagnol. Fenadismer et la CETM demandent un renforcement rapide de la sécurité dans le port et les zones d’attente, afin d’empêcher des personnes de se dissimuler à bord de poids lourds ou de semi-remorques à destination de l’Espagne continentale.

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Points clés :

  • Fenadismer redoute une hausse des tentatives d’intrusion dans les camions et les semi-remorques embarquant sur les ferries à destination de l’Espagne continentale.
  • L’organisation rappelle la crise migratoire de mai 2021, durant laquelle de nombreux migrants avaient tenté de se cacher sous des véhicules ou de monter à bord de ferries sans autorisation.
  • La CETM réclame des mesures immédiates dans le port, mais aussi dans les aires de repos, les parkings pour poids lourds et les sites de chargement et de déchargement.
  • Le secteur souhaite davantage de patrouilles de la Policía Nacional et de la Guardia Civil, ainsi qu’un recours accru aux scanners, aux caméras thermiques et aux autres dispositifs de surveillance.
  • Les deux organisations alertent sur les risques pour les conducteurs, les migrants et la continuité de l’approvisionnement.

À Ceuta, la crise migratoire ne relève plus seulement du maintien de l’ordre : elle affecte désormais les opérations logistiques et l’acheminement des marchandises.

Les entreprises et les conducteurs qui travaillent dans cette ville autonome sont particulièrement exposés. Des personnes cherchant à rejoindre illégalement l’Espagne continentale peuvent tenter d’accéder à des poids lourds, de se cacher dans des semi-remorques ou de se glisser sous les camions. Selon Fenadismer, l’afflux de milliers de personnes en transit exerce une pression croissante sur le port et ses accès, qui pourraient devenir des points de passage privilégiés pour ces intrusions.

Le scénario de 2021 ravive les inquiétudes

Fenadismer établit un parallèle avec la crise migratoire de mai 2021. À l’époque, de nombreux migrants marocains avaient essayé de rejoindre l’Espagne continentale en se dissimulant dans des camions ou en embarquant clandestinement sur des ferries. La fédération craint que la situation actuelle ne reproduise ce schéma.

Les tentatives d’accès aux véhicules pourraient se multiplier dans les files d’attente, lors des périodes d’immobilisation et pendant les arrêts sur les axes menant au port ou dans ses zones de stationnement. Le danger ne se limite pas aux éventuels dégâts matériels. Une personne cachée dans un espace fermé ou à proximité des éléments mécaniques d’un véhicule risque de subir de graves blessures, tandis que la sécurité physique du conducteur peut également être menacée.

Fenadismer demande davantage d’agents et des contrôles renforcés

Fenadismer appelle le ministère de l’Intérieur, la délégation du gouvernement à Ceuta et l’autorité portuaire à mettre en place une réponse adaptée. La fédation préconise notamment de mieux sécuriser le périmètre portuaire, de renforcer les patrouilles de la Policía Nacional et de la Guardia Civil sur les axes d’accès et d’intensifier les contrôles partout où les camions doivent s’arrêter.

Elle souhaite également généraliser l’utilisation de scanners avancés, de caméras thermiques et d’autres systèmes d’inspection dans les zones précédant l’embarquement. Selon elle, les autorités devraient vérifier et attester avant l’embarquement qu’aucune personne dissimulée ne se trouve à bord des véhicules.

La CETM veut étendre la sécurité aux parkings et aux zones de chargement

La CETM soutient cette demande d’intervention urgente, tout en estimant que les mesures ne doivent pas se limiter à l’enceinte portuaire. L’organisation réclame une meilleure protection dans les aires de repos, les parkings pour poids lourds et les sites de chargement et de déchargement, où les véhicules peuvent être regroupés et rester immobilisés pendant de longues périodes.

Pour la confédération, les conducteurs professionnels ne peuvent pas être contraints de gérer seuls ces risques dans le cadre de leur activité quotidienne. Les intrusions, les éventuelles agressions et les dommages qui peuvent en découler constituent non seulement une menace pour leur sécurité physique, mais aussi une source d’incertitude juridique pour les entreprises de transport.

Le transport joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement de Ceuta

Fenadismer et la CETM soulignent que les conséquences d’une dégradation de la situation dépasseraient largement le seul secteur du transport routier. Les camions assurent une part importante de l’approvisionnement de Ceuta et contribuent au fonctionnement général de son économie. Si les problèmes de sécurité venaient à perturber l’activité portuaire ou la circulation habituelle des marchandises, les répercussions pourraient rapidement toucher les commerces et les autres entreprises locales.

Fenadismer décrit le transport routier comme le « cordon ombilical » qui permet à Ceuta de rester approvisionnée. La CETM avertit pour sa part qu’une crise prolongée pourrait fragiliser les entreprises locales, l’emploi et l’activité économique.

Une crise qui touche désormais la logistique autant que la migration

La mobilisation du secteur montre que les conséquences de la situation dépassent désormais le seul enjeu migratoire. Tant que la pression migratoire se maintiendra, les risques concerneront aussi l’accès au port, l’embarquement sur les ferries, le stationnement, les délais d’attente et la sécurisation des véhicules.

Fenadismer et la CETM estiment que la priorité immédiate consiste à empêcher que les camions redeviennent un moyen de rejoindre clandestinement l’Espagne continentale. Les deux organisations demandent aux autorités d’agir rapidement et de déployer des mesures ciblées, capables de sécuriser les flux de marchandises sans laisser les conducteurs et les transporteurs supporter les conséquences d’une crise relevant de la sécurité publique.

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