Source : ROADPOL/Facebook

Contrôles routiers renforcés en Europe : alcool et stupéfiants dans le viseur

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Du 15 au 21 juin 2026, les forces de l’ordre vont intensifier les contrôles en bord de route dans de nombreux pays européens. Objectif : multiplier les dépistages d’alcool (éthylotests) et de stupéfiants. La France participe également à cette opération, coordonnée par ROADPOL, où la police a annoncé un recours plus fréquent aux tests de dépistage de drogues rapides.

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Les transporteurs et conducteurs effectuant des trajets internationaux sont invités à anticiper ces contrôles : les arrêts pourraient être plus nombreux, aussi bien sur les axes nationaux que lors des transits dans d’autres pays de l’Union européenne. Le principe de cette action repose sur la simultanéité : plusieurs États mènent les mêmes vérifications au même moment.

Une opération coordonnée à l’échelle européenne

La campagne ROADPOL « Alcohol & Drugs » vise à réduire les accidents liés à la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de substances psychoactives. En parallèle des contrôles, des actions de prévention et de sensibilisation sont également prévues.

Le point culminant est annoncé pour le 19 juin, avec un renfort de patrouilles et une présence quasi continue sur les routes. Pour les conducteurs professionnels, cela se traduit par une probabilité accrue d’être arrêtés pour un contrôle standard, avec dépistage d’alcool, y compris en l’absence de comportement jugé suspect.

Alcool au volant : des seuils très différents selon les pays

En Europe, le taux d’alcoolémie autorisé varie sensiblement d’un pays à l’autre :

  • Tolérance zéro (0,0) : interdiction totale de conduire après avoir consommé de l’alcool, notamment en Tchéquie, Slovaquie, Roumanie et Hongrie.
  • Seuil très bas (0,2) : limite stricte appliquée, entre autres, par la Norvège, la Suède, l’Estonie et la Pologne.
  • Seuil le plus répandu (0,5) : valeur la plus courante pour les voitures particulières, en vigueur notamment en Allemagne, France, Italie, Espagne et Belgique.

Conducteurs professionnels : des règles souvent plus strictes

Dans le transport routier, un point appelle une vigilance particulière : dans de nombreux pays, la limite applicable aux conducteurs de poids lourds est plus basse que celle des automobilistes. Parmi les États qui prévoient des dispositions spécifiques pour les professionnels :

  • Allemagne – 0,0 pour les conducteurs professionnels (contre 0,5 pour les voitures particulières) ;
  • Italie – 0,0 pour les conducteurs professionnels (0,5 pour les voitures particulières) ;
  • Belgique – 0,2 pour les conducteurs professionnels (0,5 pour les autres).

Pologne : cadre légal et sanctions dissuasives

En Pologne, la limite d’alcoolémie fixée pour l’ensemble des conducteurs est de 0,2. Au-delà, les conséquences peuvent être lourdes, selon le niveau constaté :

  • De 0,2 à 0,5 (après consommation d’alcool – infraction) : amende de 2 500 à 30 000 zlotys, 15 points de pénalité et interdiction de conduire de 6 mois à 3 ans.
  • Au-dessus de 0,5 (état d’ivresse – délit) : peines pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison, interdiction de conduire d’au moins 3 ans, et versement obligatoire (au minimum 5 000 zlotys).
  • Au-dessus de 1,5 : la loi prévoit la confiscation obligatoire du véhicule (ou de sa valeur équivalente). Cette mesure s’applique aussi en cas d’accident causé sous l’emprise de l’alcool ou de fuite après un accident. Les points de pénalité liés aux infractions les plus graves ne peuvent pas être réduits via des stages.

Dépistage de stupéfiants : les tests salivaires au premier plan

Autre volet central de l’opération ROADPOL : la recherche de stupéfiants au moyen de tests salivaires mobiles. Ces dispositifs rapides peuvent indiquer, en 5 à 10 minutes environ, la présence de substances comme le THC (cannabis), les amphétamines, la cocaïne ou les opiacés.

Pour les conducteurs internationaux, l’enjeu tient notamment à la durée de détection. Contrairement à l’alcool, certaines drogues — en particulier le THC et les amphétamines — peuvent rester détectables dans la salive plusieurs jours, voire davantage selon les cas, après la consommation.

Dans de nombreux pays européens, l’appréciation ne repose pas sur un seuil unique et fixe de concentration dans le sang. En cas de dépistage positif au bord de la route, le conducteur peut être retenu et conduit à l’hôpital pour une prise de sang. L’évaluation finale — notamment sur le risque pour la sécurité — est ensuite établie par un expert en toxicologie habilité, sur la base d’analyses complètes en laboratoire.

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