Chaque jour, près de 23 000 véhicules empruntent cette traversée entre Gagnac-sur-Garonne et Seilh. Mis en service en 1963, le pont doit être reconstruit en 2028. D’ici là, la collectivité veut mieux encadrer le passage des camions sur cet axe très fréquenté.
Des caméras pour identifier les contrevenants
Le système de lecture automatisée des plaques servira à repérer les véhicules qui enfreignent la réglementation, afin d’exploiter les données enregistrées pour faciliter la verbalisation en cas d’infraction.
Le dispositif ciblera en priorité les poids lourds qui s’engagent sur le pont malgré les interdictions, ainsi que ceux qui circulent avec une charge supérieure au seuil autorisé.
Selon les élus locaux, l’ouvrage reste sensible et nécessite une surveillance renforcée. Les caméras viendront compléter le dispositif de pesage déjà en place sur le pont.
Près de 3 % des camions seraient en surcharge
Les relevés du système de mesure indiquent que près de 3 % des camions qui franchissent le pont dépasseraient les limites de poids autorisées. Les véhicules de plus de 44 tonnes n’ont pas le droit d’emprunter cet itinéraire. Malgré cette interdiction, certains continuent de passer alors qu’ils ne le devraient pas, ou avec des chargements trop lourds.
Avec un trafic proche de 23 000 véhicules par jour, même une faible proportion de poids lourds en surcharge peut accélérer la dégradation de l’infrastructure. Âgé de plus de soixante ans, le pont doit toutefois rester en service jusqu’au lancement des travaux programmés.
Une reconstruction prévue en 2028
La reconstruction de l’ouvrage est annoncée pour 2028. En attendant, les autorités cherchent à limiter l’impact des véhicules lourds qui ne respectent pas les règles. La métropole entend à la fois dissuader et pouvoir sanctionner : les images et les données de plaques doivent permettre d’identifier les contrevenants et d’appuyer les suites données aux infractions.
En automatisant les contrôles, la collectivité espère réduire les passages non autorisés sans devoir maintenir des patrouilles permanentes aux deux extrémités du pont.
Pourquoi la prudence est maximale
Dans la région, habitants et collectivités gardent en mémoire l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, survenu à quelques dizaines de kilomètres. L’accident, il y a sept ans, avait été associé au passage d’un véhicule lourd.
Cet événement alimente la vigilance accrue appliquée aux ouvrages anciens. Sur le pont entre Gagnac-sur-Garonne et Seilh, les contrôles de poids et la lecture des plaques d’immatriculation visent à sécuriser la traversée jusqu’à la reconstruction annoncée.









