DAF

DAF et Einride visent le camion électrique autonome de niveau 4

Vous lirez cet article en 6 minutes

DAF Trucks et la société technologique suédoise Einride associent une plateforme de camion électrique existante à un système de conduite autonome afin de viser le niveau 4 d’automatisation SAE. Les interfaces seront testées en 2026, avant l’intégration du système Einride Driver, prévue en 2027. Les deux partenaires envisagent déjà une utilisation future sur routes ouvertes, sans toutefois avancer de date pour une éventuelle commercialisation.

Le texte que vous lisez a été traduit à l'aide d'un outil automatique, ce qui peut entraîner certaines imprécisions. Nous vous remercions de votre compréhension.

DAF Trucks et Einride ont lancé un programme commun consacré aux camions électriques autonomes. Le constructeur fournira sa plateforme électrique, tandis qu’Einride y intégrera son système de conduite autonome Einride Driver.

L’objectif est d’atteindre le niveau 4 d’automatisation SAE. Dans une zone d’exploitation et selon des conditions définies à l’avance, le camion devra être capable d’assurer seul l’ensemble des tâches de conduite, sans intervention humaine.

L’intérêt de cette collaboration ne réside pas uniquement dans le développement d’un nouveau camion autonome. Einride cherche surtout à déployer sa technologie sur la plateforme d’un constructeur européen établi. Cette approche s’inscrit dans sa volonté de proposer un système indépendant du modèle de véhicule utilisé.

Les essais d’interface sont prévus en 2026

Avant de tester un camion DAF doté de fonctions autonomes, il faudra relier correctement l’architecture du véhicule au système de conduite.

Avec l’appui de l’institut néerlandais TNO, les deux entreprises vont commencer par définir et évaluer les interfaces nécessaires. Celles-ci devront permettre au système autonome d’accéder aux principales fonctions du camion et de les commander de manière fiable.

Les premiers essais d’interface et les travaux de validation sont programmés en 2026. L’intégration et la mise en service du logiciel de conduite autonome d’Einride devraient suivre en 2027. Des tests complémentaires, portant à la fois sur les interfaces et sur les fonctions du véhicule, seront ensuite menés sur un camion DAF.

Le projet reste pour l’instant au stade du développement. Aucun détail n’a été communiqué concernant d’éventuels premiers clients, les itinéraires ciblés ou la date de lancement d’un service commercial.

Les routes publiques font partie de la feuille de route

Le programme ne vise pas uniquement les sites fermés ou les installations privées.

DAF et Einride travaillent déjà avec les autorités compétentes en matière d’homologation, avec l’appui de TNO. Les partenaires souhaitent préparer la plateforme sur les plans technique et réglementaire afin que son utilisation autonome puisse, à terme, être étendue aux routes publiques.

Cette orientation ne signifie pas que le camion est déjà autorisé à circuler régulièrement sur route. Les entreprises n’ont pas précisé dans quels pays ou sur quels itinéraires les véhicules de niveau 4 pourraient être déployés, ni dans quelles conditions.

La distinction est essentielle pour les véhicules fortement automatisés. Des trajets répétés sur des parcours fixes ou dans des zones contrôlées sont beaucoup plus simples à gérer, tant sur le plan technique que réglementaire, qu’une circulation sur des réseaux ouverts soumis à des conditions de trafic variables.

Une plateforme DAF, le système autonome d’Einride

Le projet repose sur la plateforme électrique de DAF, qui comprend notamment les XD Electric et XF Electric, tous deux récompensés par le titre de camion international de l’année 2026.

Crédit photo : DAF

La gamme électrique de DAF s’étend du XB Electric de 12 tonnes, destiné à la distribution urbaine, aux XG Electric et XG+ Electric, conçus pour les applications de transport longue distance.

Pour DAF, cette alliance permet de réunir électrification et automatisation autour d’une architecture de véhicule déjà développée. Einride peut, de son côté, déployer son savoir-faire logiciel sans devoir concevoir sa propre plateforme complète de camion.

Henrik Green, directeur de la technologie chez Einride, estime que ce partenariat confirme la stratégie de l’entreprise, qui veut rendre sa technologie indépendante des véhicules et accélérer le développement d’une exploitation de niveau 4 susceptible d’être déployée à grande échelle.

Jeroen van den Oetelaar, ingénieur en chef et membre du directoire de DAF, considère que l’association entre la plateforme de camion du constructeur et la technologie autonome constitue une nouvelle étape vers les solutions de transport de marchandises de demain.

PACCAR apporte son expérience nord-américaine

La conduite autonome n’est pas un domaine nouveau pour le groupe. PACCAR, maison mère de DAF, travaille déjà sur cette technologie dans le cadre de ses programmes nord-américains consacrés aux plateformes de véhicules autonomes.

Le groupe collabore également avec des fournisseurs proposant des systèmes complets de conduite autonome. Selon PACCAR, l’expérience acquise dans ces différents programmes pourra contribuer au développement des fonctions automatisées destinées à la plateforme DAF.

Le constructeur néerlandais pourra donc s’appuyer non seulement sur l’expertise logicielle d’Einride, mais aussi sur le retour d’expérience accumulé par sa maison mère sur d’autres marchés.

Le véritable défi sera de transformer l’intégration en modèle économique

Pour les transporteurs, la réussite des premiers essais fonctionnels ne sera peut-être pas l’enjeu principal. La suite du projet sera déterminante.

De nombreuses questions restent ouvertes : quelles missions de transport la solution de niveau 4 ciblera-t-elle, dans quelles conditions pourra-t-elle être homologuée et les systèmes supplémentaires seront-ils économiquement viables ? Il faudra également savoir si DAF proposera un jour cette technologie comme une option standard ou si son déploiement commencera par des projets menés avec certaines flottes et sur des corridors précis.

Les travaux prévus en 2026 et 2027 doivent établir les bases techniques du projet. La prochaine phase permettra de déterminer si cette plateforme peut devenir une solution susceptible d’être déployée à grande échelle dans le transport routier européen.

Tags:

Lire aussi