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Maersk et MSC prennent le relais alors que le Panama saisit des ports clés du canal à une entreprise chinoise

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Le Panama a officiellement annulé des concessions de longue date portant sur deux terminaux à conteneurs majeurs situés aux entrées du canal de Panama et a transféré l’exploitation intérimaire à des entités portuaires liées à A.P. Moller–Maersk et à Mediterranean Shipping Co (MSC), selon des avis gouvernementaux et des déclarations d’entreprises.

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La décision fait suite à la publication, dans le journal officiel du Panama, d’un arrêt de la Cour suprême rendu le mois dernier, qui a jugé inconstitutionnelles les concessions détenues par Panama Ports Company (PPC), filiale du groupe CK Hutchison basé à Hong Kong. Les terminaux concernés sont Balboa, côté Pacifique du canal, et Cristóbal, côté Atlantique.

Le gouvernement panaméen a indiqué avoir pris le contrôle des installations ainsi que des actifs nécessaires à leur fonctionnement, notamment les équipements de manutention et les systèmes opérationnels, en vertu d’un décret exécutif visant à garantir un service ininterrompu pendant la préparation d’une nouvelle concession. Le décret prévoit une période de transition durant laquelle l’exploitation se poursuit sous une gestion temporaire, avant le lancement d’une nouvelle procédure d’attribution.

Dans le cadre de ce dispositif intérimaire, APM Terminals, filiale du groupe Maersk, doit exploiter Balboa, tandis que Terminal Investment Ltd (TiL), la branche d’exploitation portuaire de MSC , doit assurer l’exploitation de Cristóbal. Les autorités panaméennes ont présenté ce changement comme une mesure de continuité plutôt que comme un transfert permanent de droits, le gouvernement indiquant qu’un nouvel appel d’offres suivra dans un délai de 18 mois.

CK Hutchison a rejeté la décision, affirmant que PPC a cessé ses opérations sur les deux terminaux après la reprise, et qualifiant le décret exécutif d’illégal. Le conglomérat a déclaré consulter des conseillers juridiques et avoir pris des mesures pour engager des recours, notamment par voie d’arbitrage, afin de contester l’arrêt et la prise de contrôle des terminaux par le gouvernement.

Le différend a pris une tournure hautement politique sur fond de tensions plus larges entre les États-Unis et la Chine autour des infrastructures stratégiques et des routes commerciales, le Panama se retrouvant pris entre deux feux. L’arrêt du tribunal et le transfert qui a suivi ont été largement interprétés par les observateurs comme une victoire politique pour Washington, qui soutient que l’influence de la Chine sur des nœuds critiques du commerce mondial doit être réduite. Pékin, de son côté, a critiqué l’orientation prise par le Panama et mis en garde contre des conséquences, tandis que d’autres informations ont indiqué que la Chine avait appelé à réévaluer les relations commerciales avec le Panama en réaction au litige portuaire.

Parallèlement, le secteur du transport maritime est lui aussi marqué par des opérations de fusion et de consolidation, comme l’illustrent les discussions autour de Hapag-Lloyd.

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