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Prix du gazole: des transporteurs se mobilisent sans attendre les fédérations

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Face à la flambée du prix du gazole, des transporteurs du sud de la France ont décidé de passer à l'action sans attendre les mobilisations nationales annoncées les 21 et 22 octobre. Le 12 octobre, une cinquantaine de poids lourds ont mené une opération escargot sur l'autoroute A7, dans les Bouches-du-Rhône. À l'origine de cette initiative, le Collectif Routier Sud France (CRSF), qui réclame une baisse rapide des prix du carburant et un dialogue direct avec le ministère des Transports.

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L’essentiel en bref

  • Une cinquantaine de poids lourds ont participé, le 12 octobre, à une opération escargot sur l’A7, en direction du péage de Lançon-Provence.

  • Le Collectif Routier Sud France rassemble 130 entreprises de transport et des conducteurs.

  • Selon son porte-parole, le coût d’un plein de gazole peut désormais atteindre 900 euros, contre 400 à 500 euros auparavant.

  • Le collectif demande à être reçu directement par le ministère des Transports, sans attendre les mobilisations nationales des 21 et 22 octobre.

Une première mobilisation sur l’autoroute A7

Le mouvement de protestation contre la hausse du gazole prend une nouvelle tournure dans le transport routier de marchandises. Lundi 12 octobre, une cinquantaine de camions ont participé à une opération escargot sur l’A7, en direction du péage de Lançon-Provence, dans les Bouches-du-Rhône.

Cette action a été organisée à l’initiative du Collectif Routier Sud France (CRSF), qui revendique le soutien de 130 entreprises de transport et de conducteurs routiers. Une mobilisation engagée sans attendre les mots d’ordre des grandes organisations professionnelles, dont les prochaines journées d’action sont annoncées les 21 et 22 octobre.

Le collectif souhaite obtenir des mesures immédiates pour limiter le coût du gazole, devenu une source de difficultés financières pour les entreprises du secteur.

Des pleins à 900 euros qui fragilisent les trésoreries

La principale revendication concerne le prix du carburant, dont l’augmentation pèse directement sur les coûts d’exploitation. Ibrahim, porte-parole du CRSF, indique que le montant d’un plein est passé de 400 à 500 euros auparavant à près de 900 euros aujourd’hui.

Cette progression intervient dans un contexte de prix particulièrement élevés. Le 20 septembre 2026, le gazole avait atteint une moyenne nationale de 2,41 euros le litre, selon une analyse de l’AFP réalisée à partir des prix affichés dans plus de 8 700 stations-service. Un niveau alors inédit.

Pour les transporteurs, l’enjeu dépasse le seul renchérissement du carburant. La hausse des dépenses d’exploitation mobilise davantage de trésorerie, alors que les entreprises disposent de marges limitées pour absorber les variations de coûts.

La répercussion de ces augmentations dans les tarifs de transport reste également un point de tension avec les donneurs d’ordres. Malgré les mécanismes d’indexation du gazole, les délais d’ajustement tarifaire et les négociations commerciales peuvent compliquer la compensation des surcoûts.

Un collectif qui veut s’affranchir du calendrier des fédérations

Au-delà des revendications économiques, l’initiative du CRSF traduit une volonté de modifier les modalités de mobilisation du secteur.

Ses représentants estiment que les appels à l’action des organisations patronales et syndicales ne débouchent pas suffisamment vite sur des initiatives concrètes. Sans chercher à s’opposer frontalement aux structures représentatives traditionnelles, ils considèrent que la situation impose une réaction plus rapide.

Le collectif entend également porter directement ses revendications auprès du ministère des Transports, sans passer systématiquement par les fédérations professionnelles.

Cette démarche intervient alors que les organisations patronales multiplient elles aussi les interventions sur les conséquences économiques de la hausse des carburants. La FNTR et l’OTRE ont notamment alerté les pouvoirs publics sur la fragilisation des trésoreries et les difficultés rencontrées par les entreprises pour répercuter leurs coûts.

Une pression supplémentaire avant les mobilisations nationales

En prenant l’initiative d’une première action sur l’A7, le CRSF cherche à accélérer la réponse des pouvoirs publics tout en donnant une visibilité immédiate aux difficultés rencontrées par les transporteurs.

Cette mobilisation locale intervient neuf jours avant les premières journées d’action nationales annoncées. Elle illustre l’impatience d’une partie des professionnels, pour lesquels la maîtrise du coût du carburant est devenue une préoccupation quotidienne.

La prochaine échéance sera celle des 21 et 22 octobre, avec les mobilisations des organisations professionnelles. D’ici là, le collectif entend obtenir une écoute directe du ministère et des mesures concrètes sur les prix du gazole.

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