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Transport routier de marchandises en France : une résilience remarquable

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Le secteur français du transport routier de marchandises termine l’année 2025 dans une situation nettement plus solide que de nombreux autres pans de l’économie. Alors qu’une vague de faillites touche successivement plusieurs industries, le transport de marchandises montre une capacité de résistance notable face à la pression économique. [Mise à jour le 22 janvier 2026 à 14h00]

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En 2025 en France, 931 entreprises de transport ont cessé leurs activités, soit une hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente. Cependant, dans le segment du transport de marchandises, le nombre de faillites a diminué de 9,7 %, pour atteindre 1 768 entreprises. Cette baisse concerne tant le transport local (–15 %) que le transport interurbain (–21 %). Ces données indiquent que le transport routier de marchandises conserve une stabilité relative dans un contexte économique difficile. Par contraste, la hausse globale des faillites dans le secteur du transport est tirée par le transport B2C et les entreprises de déménagement.

Le transport de marchandises, un secteur résilient

Selon les données du cabinet d’analyse Altares, la baisse des faillites dans le transport de marchandises concerne à la fois le transport local et le transport interurbain. Le transport routier de marchandises demeure l’un des secteurs les plus résilients, ce qui reflète sa capacité à s’adapter à la hausse des coûts d’exploitation et à l’évolution des conditions de marché.

Les experts soulignent que les entreprises centrées sur le transport de marchandises pour d’autres entreprises peuvent mieux maîtriser leurs coûts et préserver la stabilité opérationnelle, ce qui constitue un avantage significatif dans la conjoncture économique actuelle.

Transport B2C et déménagements : le maillon faible

La situation apparaît totalement différente dans le segment destiné aux particuliers. Les déménagements ont enregistré une hausse de 32 % des faillites, tandis que d’autres services B2C, tels que les taxis et la livraison à domicile de colis et de repas, ont progressé de 38,8 %, dont les livraisons à domicile de jusqu’à 220 %

Les experts soulignent que le transport B2C reste le maillon le plus faible du secteur, notamment dans un contexte de hausse des coûts du carburant et d’évolution des comportements des consommateurs. Les entreprises de ce segment sont davantage exposées aux fluctuations de la demande et ne disposent pas d’un coussin de sécurité financière qui leur permettrait de traverser les périodes de crise.

L’ancienneté n’est pas toujours un gage de résilience

L’analyse des données montre que l’expérience du marché ne garantit pas la résilience face aux difficultés financières. De nombreuses entreprises de transport actives depuis plus de 15 ans ont cessé leurs activités au cours des derniers mois de 2025, tandis que les entreprises plus jeunes restent particulièrement vulnérables aux chocs économiques.

Bien que le secteur du transport routier de marchandises conserve une stabilité relative, les entreprises doivent néanmoins s’adapter aux pressions du marché et des coûts pour préserver leur liquidité financière et développer leur activité.

Résilience face à un contexte économique difficile

En 2025, le transport routier de marchandises en France a montré une capacité notable à gérer les risques et les coûts d’exploitation, malgré un environnement économique contraint. La baisse du nombre de faillites dans ce segment témoigne de la capacité des transporteurs à naviguer dans un contexte de volatilité.

Maintenir cette stabilité sera essentiel pour assurer la compétitivité des entreprises françaises sur le marché européen, particulièrement dans un environnement logistique exigeant et en mutation constante.

Un moral affaibli dans le secteur

Malgré une situation relativement stable du secteur, les transporteurs français continuent de faire face à des défis sur le marché. Selon l’analyse de la FNTR, après plusieurs trimestres de baisse dans le transport routier de marchandises, on observe des signes d’une amélioration modérée. Les entreprises poursuivent l’ajustement de leurs effectifs, les taux d’emploi augmentent, mais restent inférieurs à la moyenne historique. Les investissements augmentent progressivement, principalement pour le renouvellement des flottes, tandis que le développement des capacités de transport reste limité.

Parallèlement, le moral des chefs d’entreprise reste nettement affaibli : 55 % des dirigeants se déclarent insatisfaits de leur situation économique, un niveau comparable aux moments les plus difficiles de la crise sanitaire. Cela montre que, bien que le secteur reste résilient, les conditions d’exploitation et les coûts continuent d’exercer une pression importante sur l’activité des entreprises de transport.

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