Ministère des Transports de la République de Macédoine du Nord

Bruxelles travaille sur une solution pour les conducteurs des Balkans. C’est le résultat des blocages aux frontières

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Après plusieurs jours de blocages aux frontières menés par des conducteurs routiers professionnels de Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de Macédoine du Nord et de Serbie, la Commission européenne a confirmé que les discussions avec les pays des Balkans occidentaux se poursuivront. L’objectif est d’atténuer l’impact de l’introduction du système d’entrée/sortie Schengen (EES) pour les conducteurs du transport international.

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La réunion en ligne tenue le 3 février a réuni des représentants de la Commission européenne, des ministres des Transports des pays des Balkans occidentaux, ainsi que des organisations de transport de la région. Il a été convenu qu’il existe un besoin urgent de développer des solutions transitoires permettant aux conducteurs d’effectuer des opérations de transport sans risquer d’enfreindre les nouvelles règles.

La réunion a mis en évidence les défis communs de la région, notamment la forte dépendance des économies au transport routier et au transit via l’espace Schengen, ainsi que le risque d’un nouveau cycle de blocages aux frontières si des avancées concrètes ne sont pas réalisées à court terme.

Le Monténégro comprend pleinement l’importance de la politique migratoire de l’UE, mais dans ce cas, nous parlons d’un nombre clairement défini et limité de conducteurs professionnels dans le transport international vers les pays de l’UE, principalement vers l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, la France, la Belgique et la Croatie. Ces personnes ne présentent pas de risque migratoire ; nous sommes donc prêts, en coopération avec la Commission européenne et les partenaires de la région, à contribuer activement à l’élaboration de solutions concrètes et pratiques, dans le plein respect de l’acquis de l’UE », a déclaré Maida Gorčević, ministre monténégrine des Affaires européennes.

EES et protestations des conducteurs

Rappelons que des conducteurs professionnels de quatre pays de la région ont protesté contre la durée maximale de séjour dans l’espace Schengen de 90 jours sur une période de 180 jours, qu’ils jugent insuffisante pour effectuer leur travail de transport. Les blocages aux frontières ont duré plusieurs jours, entraînant de graves retards dans les flux de marchandises vers et depuis l’UE et des pertes pour les opérateurs logistiques.

Les associations de transport soulignent que l’EES menace la capacité des conducteurs à travailler et que la mise en œuvre du système, dont l’achèvement est prévu d’ici le 9 avril 2026, nécessite un modèle transitoire approprié permettant, par exemple, de terminer une opération de transport sans pénalités.

Groupe de travail et propositions de solutions transitoires

Étant donné que des représentants de la plupart des États membres de l’UE ont indiqué qu’il n’existe actuellement aucun consensus politique pour modifier les règles de Schengen ou introduire des exemptions à l’EES, la Commission européenne a exprimé sa volonté de rechercher des solutions dans le cadre juridique existant afin de ne pas compromettre les chaînes d’approvisionnement et le commerce régional.

Lors de la réunion, il a été confirmé que le système d’entrée/sortie sera pleinement mis en œuvre d’ici avril 2026 et que tous les franchissements des frontières extérieures de l’espace Schengen seront enregistrés, avec une application stricte de la règle 90/180.

Pour poursuivre le dialogue, il est prévu de mettre en place un groupe de travail technique au niveau de l’UE et des pays des Balkans occidentaux, qui se réunira dès la semaine prochaine. Au sein de ce groupe, des données statistiques détaillées seront examinées concernant le nombre de conducteurs professionnels, les schémas de séjour et les difficultés liées à la mise en œuvre de la règle 90/180 et du système d’entrée/sortie.

Les représentants de la Commission européenne ont déclaré qu’il n’y a pas de solution miracle, mais qu’il existe une volonté de s’engager dans un dialogue accéléré et structuré afin d’élaborer des solutions durables dans le cadre de la réglementation actuelle.

Ce que cela signifie pour le secteur du transport

Les opérateurs logistiques doivent se préparer à des contrôles aux frontières conformes au nouveau système EES et à d’éventuels retards pour les conducteurs venant des pays des Balkans occidentaux. L’élaboration d’un modèle transitoire est cruciale pour maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement entre l’UE et la région des Balkans occidentaux.

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