À retenir :
- Le bilan est contrasté en mer du Nord : la hausse des échanges entre l’Europe continentale et le Royaume-Uni n’a pas compensé le recul des liaisons vers la Scandinavie.
- Le repli observé sur la Manche reflète la contraction de l’ensemble du marché. DFDS n’a pas communiqué de données détaillées par ligne.
- Sur douze mois glissants, les volumes ont progressé de 0,3 %, à 41,78 millions de mètres linéaires. À périmètre comparable, ils reculent toutefois de 0,5 %.
- Ces chiffres de juillet contrastent avec un deuxième trimestre nettement plus solide, qui a conduit DFDS à relever ses prévisions annuelles.
Selon la mise à jour mensuelle du trafic publiée par DFDS, les ferries du groupe ont transporté 3,451 millions de mètres linéaires en juillet, contre 3,566 millions au même mois de 2025. Cette unité correspond à un mètre linéaire de pont de chargement et sert à mesurer l’espace occupé par les remorques et autres unités de fret.
En mer du Nord, les évolutions divergent. Le trafic entre l’Europe continentale et le Royaume-Uni a augmenté, mais cette hausse a été plus que compensée par le recul enregistré sur les lignes desservant la Scandinavie. Au total, les volumes sont restés légèrement inférieurs à ceux de juillet 2025.
Sur la Manche, DFDS attribue le recul à une contraction de l’ensemble du marché, sans publier de chiffres distincts pour ses différentes liaisons transmanche.
Le trafic en Méditerranée est également inférieur à son niveau de l’an dernier, sous l’effet d’une demande moins soutenue et d’une capacité réduite sur certaines lignes. DFDS souligne toutefois que sa liaison entre l’Égypte et l’Europe a poursuivi sa croissance. Dans la région baltique, les volumes sont restés globalement stables par rapport à juillet 2025, tandis que le trafic de fret a progressé dans le détroit de Gibraltar.
Le nombre de passagers a également diminué de 1,6 %, à 752 000. Cette baisse s’explique principalement par le recul du trafic dans le détroit de Gibraltar.
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Le volume annuel sous-jacent recule légèrement
Sur les douze mois clos fin juillet, DFDS a transporté 41,78 millions de mètres linéaires, soit 0,3 % de plus que les 41,67 millions enregistrés au cours des douze mois précédents. Cette comparaison bénéficie toutefois des changements intervenus dans le réseau de ferries de l’entreprise. À périmètre comparable, le volume sur douze mois glissants reculait de 0,5 %.
Des résultats financiers solides malgré une demande contrastée
La publication des chiffres de trafic a coïncidé avec une forte amélioration des résultats financiers. Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 10 %, à 8,6 milliards de couronnes danoises (environ 1,15 milliard d’euros). Dans le même temps, l’EBIT est passé de 163 millions de couronnes danoises (environ 22 millions d’euros) à 454 millions de couronnes danoises (environ 61 millions d’euros). Le flux de trésorerie disponible ajusté s’est établi à 728 millions de couronnes danoises (environ 97 millions d’euros).
DFDS a ensuite relevé sa prévision de croissance annuelle du chiffre d’affaires, passée d’un niveau proche de zéro à une fourchette comprise entre 3 et 5 %. L’entreprise a également relevé de 1 milliard de couronnes danoises (environ 134 millions d’euros) à 1,2 milliard de couronnes danoises (environ 161 millions d’euros) la borne basse de sa prévision d’EBIT. La fourchette annuelle est désormais comprise entre 1,2 et 1,4 milliard de couronnes danoises (environ 161 à 187 millions d’euros). Enfin, sa prévision de flux de trésorerie disponible ajusté s’établit désormais à environ 500 millions de couronnes danoises (environ 67 millions d’euros), contre « plus de 250 millions de couronnes danoises » (environ 33 millions d’euros) précédemment.









